Parle d’icitte sans anglicismes
Quiz terminé !
Parle d’icitte sans anglicismes
Tu t’en rends peut-être même pas compte, mais des anglicismes, t’en croises à longueur de journée. Au bureau, quelqu’un te demande si tu peux « checker » un document. À l’école, on parle d’un « deadline ». Au dépanneur, tu entends « je vais prendre un all-dressed ». Même en famille, autour d’un bon souper, ça sort tout seul parce que c’est rapide, parce que tout le monde le dit, ou juste parce que c’est rendu une habitude.
Le quiz Parle d’icitte sans anglicismes, sur Tu sais-tu ?, te propose justement de reprendre le contrôle, sans te faire la morale. Le principe est simple: on te présente des expressions empruntées à l’anglais, puis tu dois trouver le mot ou la tournure française qui fait la job. Pas besoin d’avoir un dictionnaire dans la tête. Le but, c’est de te donner des réflexes, des options naturelles, des mots qui existent déjà et qui sonnent comme du vrai français d’ici.
Ce qui est le fun, c’est que tu vas vite réaliser que, la plupart du temps, on a déjà une façon claire de dire la même affaire. Au lieu de « scheduler » une rencontre, tu peux la planifier. Au lieu de « runner » un projet, tu peux le mener, le gérer ou le faire avancer. Au lieu de dire que quelque chose est « legit », tu peux dire que c’est correct, valable, authentique, selon le contexte. Souvent, c’est pas plus long, juste plus précis.
Le quiz mise aussi sur une réalité bien québécoise: on parle comme on vit. On veut être compris vite, on veut que ça coule, on veut pas se casser la tête. C’est pour ça que les anglicismes collent. Mais apprendre à les remplacer, c’est pas une punition. C’est une façon d’être plus clair dans tes courriels, plus convaincant dans une présentation, ou juste plus nuancé dans une conversation entre amis. Quand tu choisis le bon mot, tu dis exactement ce que tu veux dire, sans approximation.
Tu vas peut-être te surprendre à reconnaître tes propres automatismes. Ceux qui sortent quand t’es pressé, quand t’écris un texto, quand t’es en mode travail. Et c’est là que le jeu devient utile: il te donne des alternatives prêtes à servir. À force de les voir et de les utiliser, elles finissent par venir aussi vite que l’anglicisme.
Le ton du quiz reste léger, mais l’idée derrière est solide. Parler d’icitte sans anglicismes, c’est pas refuser l’influence de l’anglais à tout prix, ni juger ceux qui en utilisent. C’est plutôt choisir, quand c’est possible, des mots français vivants qui font partie de notre façon de parler. C’est une petite fierté tranquille, un souci de bien dire, sans se prendre pour un autre.
À la fin, tu risques d’avoir le goût de corriger gentiment un anglicisme dans ton prochain message, ou de te reprendre sur le fly en pleine discussion. Pas pour avoir l’air plus fin, mais parce que ça sonne mieux, ça dit mieux, puis ça te ressemble davantage. Bref, un petit jeu rapide qui peut te donner de gros réflexes au quotidien.